Dans ces livres, généralement bilingues allemand/ français souvent trilingues, texte et image apparaissent comme un dialogue qui exerce simultanément sa fascination sur deux plans formels différents. Les frontières entre texte et image vont jusqu’à disparaître, lorsque le texte lui-même devient image. Il s'agit en général de premières publications, les traductions sont toujours originales. Les livres de despalles sont entrés dans les collections les plus importantes,notamment en Europe et aux USA
Johannes Strugalla
Le Reflet d'un vol de papillon
À l‘origine de ces jeux de mots à tendance ironique, aux connotations d‘apparence absurde, se situent de multiples observations, des faits concrets, réalistes, à la différence de l’approche plastique de l’artiste. En tant qu‘auteur, dans cette transcription de ses propres textes, Johannes Strugalla laisse les mots courir librement sans logique préalablement définie, les images se génèrent d’elles-mêmes et s’affrontent par ruptures. Bien que parsemées d‘éléments légers, érotiques, les réflexions existentielles très présentes laissent percer d‘intenses émotions.
L‘artiste-auteur transcrit ses textes, au pinceau et à l‘aquarelle, en des écritures variées, en diversifiant couleurs et intensités. L‘épaisseur du trait, soumis au mouvement montant et descendant du pinceau, devient un moyen d‘expression en soi.
Ces pages alternent avec des impressions monochromes rythmant le livre par la vivacité de leur couleur et par de strictes lignes blanches étroites, gravées dans le bois élaborant des formes autonomes et suggestives.
"Der gespiegelte Schmetterlingsflug / Le Reflet d'un vol de papillon"
livre bilingue (allemand / français). 20 poèmes et neuf bois gravés.
Impression pigmentaire du texte (Ultrachrome),
tirage main des bois gravés. Papier : Kawashi 35g.
Reliure: Ricarda Rau. 56 pages, 32,5 x 24 cm.
Édition normale : 30 exemplaires signés et numérotés en chiffres arabes.
Édition de tête: trois exemplaires numérotés en chiffres romains,
comprenant deux pages de textes originaux à l‘aquarelle.
Mainz 2018